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Une ribambelle

Une ribambelle

Lectures et critiques

Jules Barbey d'Aurevilly

Un auteur tout neuf à découvrir. Enfin, tout neuf pour moi bien sûr.

 

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Madame de Ferjol, veuve du baron, vit avec sa fille Lasthénie, dans les Cévennes où la topographie et le climat du village ne m'encourageraient guère à y séjourner ni même à y passer. En effet la nature telle qu'elle est décrite par son auteur ne semble être qu'humidité, suintement ;  le village sis au fond de l'entonnoir (dixit l'auteur) paraît être un lieu duquel on a du mal à s'extirper tant le chemin qui mène vers la clarté semble très éloigné et inaccessible. C'est pourtant dans ce lieu qu'est venu prêcher le Père Riculf, capucin, prédicateur désigné pour le temps pascal. Hébergé chez Madame de Ferjol et sa fille, voilà qu'un beau matin, le capucin s'est échappé ! Et ceci la veille de Pâques.

Passé le temps de la stupéfaction, la vie suit son cours pour tous sauf pour Lasthénie qui semble avoir été affectée par ce départ et dont sa mère et Agathe, la bonne de la famille, n'ont aucune explication. Le temps passe et le médecin ne trouve aucune explication à fournir à la mère de la jeune fille.

Une nuit, alors que Mme de Ferjol se lève pour se rendre au chevet de sa fille, elle découvre l'origine du mal qui ronge son enfant.

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Ce livre est pour celles et ceux qui apprécient le passé-simple, le subjonctif imparfait, les descriptions longues mais non ennuyeuses, très imagées avec une pointe de sarcasme et dont le texte sait nous surprendre vers sa fin.

Vous comprendrez donc que je l'ai beaucoup apprécié.

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Citations : 

Elle avait vécu, sans la quitter un seul jour, dans cette petite bourgade du Forez, comme une violette au pied de ces montagnes dont les flans d'un vert glauque ruissellent de mille petits filets d'eaux plaintives.

Et encore, le sang on peut l'aspirer en suçant fortement la blessure mais les sentiments gardés trop longtemps au-dedans de nous semblent s'y coaguler, et on ne les fait plus recouler, même en les aspirant par la blessure qu'on a faite.

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