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Une ribambelle

Une ribambelle

Lectures et critiques

L'affectataire. Stéphane Dauge

 

A l'origine : en jouant sur le blog de Sophie, j'ai gagné ce roman que l'auteur m'a gentiment dédicacé puis envoyé. J'étais aux anges d'autant plus que le résumé fait par Sophie m'avait intriguée et que je souhaitais le lire.

Je ne voulais surtout pas être déçue par cette lecture. Je suis fortement agacée lorsqu'une lecture me déçoit car j'ai l'impression d'avoir été trompée par la 4ème de couverture ou par l'auteur s'il s'agit d'un écrivain que j'ai déjà lu.
Là, premier roman de Stéphane Dauge donc aucun a priori, aucun moyen de savoir si le thème abordé, si le style de l'écriture, si le ton du livre, si la fin allaient me plaire. Hormis le résumé qui me tentait bien, je n'avais pas d'autre repère. 

 

L 'histoire : Adam Licek rentre chez lui en voiture après un repas chez des amis. A ses côtés, son épouse. Alors qu'il roule sagement sur une route, un enfant traverse devant lui à vive allure. Adam esquive l'enfant et s'encastre contre un arbre. Une fois le choc passé, découvrant son épouse blessée, il la conduit vers l'hôpital. Or, rattrappé par la police, Adam est conduit en prison. Alors même qu'il s'interroge sur la légitimité de son incarcération, il apprend une mauvaise nouvelle. Le voilà donc entre quatre murs, parmi trois prisonniers, dans une cellule, à égrener à chaque chapitre le menu carcéral qui lui est servi quotidiennement et qui ne peut être d'un grand réconfort vu sa piètre qualité.
Adam rencontre son avocat puis un aumônier mais ceux-ci ne lui sont pas d'une grande aide. 
Quand sortira-t-il d'ici ? Quand ses enfants seront-ils prévenus ?
Un beau jour, le directeur le convoque afin de lui faire part d'une nouvelle, plutôt bonne a priori.

 

 

Mon avis


Tout au long du roman, on est aux côtés d'Adam et de ses co-détenus.

Pendant les deux tiers du livre, on a parfois l'impression qu'Adam ne s'en sortira jamais, qu'il n'obtiendra jamais ce qu'il demande, qu'il s'enfonce dans des sables mouvants à chaque fois qu'il fait une requête. Pour autant, l'ambiance n'est pas lourde mais plutôt légère grâce aux petites phrases qui nous tirent un sourire, grâce à la personnalité des autres prisonniers et de l'amélioration qu'ils apportent à leur quotidien (jeux) et grâce au petit poème de la page 184.

Dans le dernier tiers du roman j'ai trouvé que l'histoire avait un aspect ubuesque et qu'il décrivait une ambiance telle que l'on pouvait la trouver dans les feuilletons en noir et blanc qui s'intitulaient "Twilight zone". Pour l'aspect "absurde" de l'histoire, j'ai fait le parallèle avec Huis-Clos de Jean-Paul Sartre.

J'ai profondément aimé ce roman et l'ai refermé l'air béat, souriant "bêtement", satisfaite par l'histoire, embarquée, conquise par son côté absurde et surtout par la fin. J'ai d'ailleurs eu peur au cours du roman car je me demandais bien où l'auteur voulait nous conduire et je craignais que la fin ne soit semblable à un soufflé qui serait retombé à plat dès lors qu'on l'aurait sorti du four.Tout au long du livre, j'essayais d'ailleurs de trouver une fin qui me convienne en me demandant bien quelle voie l'auteur allait choisir. Et je suis ravie de la fin ; je lui ai d'ailleurs choisie une suite qui n'était peut-être pas celle qui avait été envisagée par l'auteur mais qui est la mienne.

Un grand MERCI.
Un petit mot à l'attention de Stéphane Dauge : il va falloir songer au prochain roman.

 

 

 

 

 

 

L'affectataire. Stéphane Dauge

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