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Une ribambelle

Une ribambelle

Lectures et critiques

L'homme provisoire. Sebastian Barry

L'homme provisoire. Sebastian Barry

L'histoire :

A Sligo, en Irlande, Jack McNulty, jeune irlandais de 19 ans rencontre Mai, une jeune fille au caractère bien trempé. Certaines choses les séparent : leur classe sociale et leur tempérament. Mai est entreprenante, issue d'une "bonne" famille, sait s'affirmer, alors que Jack est plutôt maladroit, timide et buveur, dixit le père de Mai. Cependant, amoureux, il n'hésite pas à la demander en mariage. Une fois le mariage prononcé en 1926, les voilà qui arrivent en Afrique en 1927, le travail de Jack les ayant conduit là-bas. Mai a donc délaissé son travail d'enseignante et se plait dans ce pays où elle ne semble pas souffrir de la chaleur et où elle met en place avec l'aide de médecins un centre de soins dédié aux futures mamans et à leurs nouveaux-nés. Elle reste toujours enjouée et heureuse. Découvrant qu'elle est enceinte, elle prend la décision de repartir en Irlande seule puisque le retour de Jack vers leur pays natal n'est pas prévu avant six mois. Maggie nait et quelques mois plus tard Jack revient auprès de son épouse un bref instant seulement. La guerre et son travail en Afrique, en Inde, vont l'éloigner du foyer et alors tout commence à se déliter de façon progressive et durable. La belle Mai enthousiaste et dynamique devient triste, alcoolique. La survenue d'une deuxième enfant un an plus tard va même aggraver les choses. Jack ne fera que de courts allers-retours au sein du foyer sans vraiment réagir à l'état de sa femme et à l'état catastrophique de leurs finances. Les enfants grandissent tant bien que mal, Jack est plus ou moins par monts et par vaux et Mai va mal.

Mon avis :

Mitigé. J'ai lu les 4/5ème du roman sans trouver l'histoire particulièrement prenante ou intéressante bien que l'écriture et l'histoire furent agréables à suivre. Puis, la toute dernière partie du roman nous plonge dans un autre état avec de la tristesse et surtout une forte émotion ressentie à l'évocation de l'état de Mai, à l'origine de la naissance de la mère de Jack (femme exceptionnelle et discrète tout au long du roman) et des derniers jours de Jack au Ghana. J'ai été autant émue à la fin de ce roman qu'à la fin d'"A la grâce des hommes" qui ne raconte pourtant pas la même histoire.
J'ai un temps regretté de ne pas avoir ressenti cela tout au long du roman mais finalement, cela aurait été irrespirable et j'aurais eu le coeur serré trop longtemps.


 

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dasola 28/12/2014 16:17

Bonjour Une ribambelle, je viens de terminer le roman. J'ai aimé l'écriture et même l'histoire mais que c'est éprouvant. Il y a presque un côté "Zola" dans la destinée du couple. Bonne fin d'après-midi.

Une ribambelle 28/12/2014 17:38

C'est vrai et pourtant je n'ai pas pensé une seconde à Zola en le lisant. Mais maintenant que tu le dis j'y pense en songeant aux destinées de leurs deux filles avec l' une qui aura sûrement une vie plutôt misérable et l'autre qui s'en sortira. J'ai trouvé ce qu'il avait fait pour sa mère à la fin du roman magnifique et cela m'a émue. Emue de voir cette vieille dame savoir d'où elle vient. Emue aussi de la destinée de celui qui le servait au Ghana.