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Une ribambelle

Une ribambelle

Lectures et critiques

Faillir être flingué - Céline Minard

Faillir être flingué - Céline Minard

Les plaines, les grottes, les grandes étendues, les rivières.

Des indiens, des blancs, des frères, des femmes.

La musique, le vol, les vaches, les moutons, la rancune, les coups de feu.

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Le roman débute avec les personnages du livre que j'ai eu un mal fou à identifier et à reconnaître par la suite. On passe d'une fratrie à un indien à une musicienne, le tout dans des décors différents. C'était comme s'ils évoluaient dans l'immensité du territoire, de façon parallèle. Une colonne pour chaque groupe. Puis on revenait à la première colonne.

J'étais déjà perdue.
J'essayais de me re-situer les personnages.
J'ai donc commencé à perdre un peu le fil mais la lecture n'était pas désagréable, juste brumeuse (mais je ne voulais pas noter qui était qui et qui faisait quoi sur une feuille à part ; j'ai attendu).  

Puis il y a eu cinquante pages pendant lesquelles j'ai été à deux doigts de refermer le livre à jamais tellement je m'ennuyais. Il ne se passait que des événements dissociés les uns des autres.

Enfin. La réunion des personnages lorsqu ils s'établirent peu à peu dans la ville, qu'ils se parlèrent, se bagarrèrent, se lièrent les uns aux autres, ce fut comme si tout devenait plus lumineux, plus vivant. C'est à cet instant là seulement qu'ils m'ont intéressée. 

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Je garde donc un avis très mitigé de ce roman car il ne m'a réellement plu que lorsque j'ai atteint la page 180 (alors que le livre en comporte 320) avec deux pages que j'ai trouvées magnifiques dans l'émotion qu'elles m'ont donnée (page 218-219). 

Gloria poussa la porte du saloon et Arcadia saisit au vol l'archet qu'elle lui tendait. Dans la seconde de silence ahurissant qui eut lieu, elle en glissa un grand coup sur les cordes et la caisse de résonance de la contrebasse produisit un son qui occupa la tonalité de l'espace disponible. Le corps d'Elie fut soulevé sur ses pieds et ses yeux s'ouvrirent. Le son traversa les planches du saloon et s'évapora dans la plaine. En suite de quoi, il y eut comme une accalmie. Il fallut un peu de temps pour que chacun remette en place son esprit.

J'ai réécouté l'épisode d'août des Bibliomaniacs car je ne me souvenais plus guère de ce qu'elles avaient dit. J'avais eu l'impression qu'elles l'avaient beaucoup apprécié. J'ai eu le sentiment d'être un peu moins seule.

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Alex-Mot-à-Mots 07/02/2015 20:08

Bravo pour ta patience jusqu'à la page 180.

uneribambelle 07/02/2015 20:19

Je me suis dit que ça allait bien finir par se décanter mais j'avoue qu'il n'aurait pas fallu que je m'ennuie quelques pages supplémentaires.

papillon 06/02/2015 20:57

C'est vrai qu'au début, on est un peu égaré avec tous les personnages, mais je n'ai pas souvenir que ça m'ait vraiment génée, je me suis laissée embarquer assez vite. Mais il faut dire que j'adore les westerns !

uneribambelle 07/02/2015 08:22

J'ai justement eu un peu de mal à me laisser embarquer car j'avais du mal à situer chacun dès que l'on parlait de lui. J'aurais voulu que tout le ton du livre soit de la même trempe que la dernière moitié.

Laure 05/02/2015 22:11

Oui, le début peine à commencer et à se démêler. Moi, je ne me souvenais plus du numéro de page déclencheur ;-)

uneribambelle 06/02/2015 07:34

Comme ça m'a semblé assez long jusqu'à ce moment là, j'ai bien repéré la page. Il y a eu des passages qui étaient des pépites émotionnellement.

le Bison 05/02/2015 19:57

Les plaines, les grottes, les grandes étendues, les rivières. Des indiens, des blancs, des frères, des femmes. La musique, le vol, les vaches, les moutons, la rancune, les coups de feu.

J'ai toujours su que c'était un livre pour moi !!

uneribambelle 06/02/2015 07:33

En revanche je n'ai pas trouvé de ranch. Je pense que tu peux aller le construire en passant au préalable de prélasser aux bains de la ville (nouvellement installés), puis chez le barbier (il est sympa le barbier) et hop, un petit tour au saloon boire une bonne bière fraîche. Puis après, retour dans la pampa avec ton bois.