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Une ribambelle

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Lectures et critiques

Journée de l'Europe - L'Espagne

Journée de l'Europe - L'Espagne

En visitant le blog de Sophie j'ai eu envie de la rejoindre pour cette journée où elle a décidé de mettre l'Espagne à l'honneur. 
Alors chez moi, aucun ancêtre espagnol.
Pourtant, je garde en mémoire une ville de l'Espagne car c'est dès l'âge de 9/10 mois que j'ai mis les pieds (enfin, les genoux et les mains devrais-je dire puisque je n'ai marché que le jour de mes un an et qu'avant je faisais du quatre pattes) sur le sol espagnol. En effet, à l'époque, c'était la grande migration vers l'Espagne pour qui partait en vacances l'été. Donc pendant des années, en voiture Simone dans la R12 (je ne sais pas quelle voiture mes parents avaient eu précédemment) et direction la bonne ville de Peniscola (je n'ai pas la touche pour la tilde sur le "n"). Et nous y sommes allés pendant 5 ans.
Mes parents avaient choisi cette destination qui était très bon marché à l'époque et se coltiner 1250 kms dans une voiture non climatisée bien sûr avec un charmant bébé (moi en l'occurrence) puis avec ma soeur 15 mois plus tard ne les a jamais effrayés. 
Et c'est donc sur cette plage que j'ai ingurgité du sable que je croquais avec avidité, que je ramassais les mégots pour les mettre dans ma bouche, que mes parents profitaient des paellas peu chères et de leurs proportions généreuses. C'est là aussi où nous faisions du manège plus tard et où, ô comble du bonheur, mes parents nous avaient acheté à ma soeur et à moi, une paire de claquette en bois, à petit talon où le pied n'était maintenu que par une bande de cuir blanche sur laquelle trônait une grosse fleur rouge en tissu. Je n'avais que 5 ans et je m'en souviens très bien ; j'avais chopé une ampoule et j'avais dit "maman, j'ai une poule au pied".

 

Bon, ça c'était pour la minute touristique-nostalgique.
Maintenant le deuxième volet de cet ode à l'Europe et l'Espagne concerne une lecture :

La plage des noyés - Domingo Villar
 

Journée de l'Europe - L'Espagne

Justo Castelo surnommé Le Blond, marin-pêcheur, est retrouvé noyé. Il a été vu pour la dernière fois un dimanche matin, à bord de son embarcation. Ceci est très étrange car le jour du repos hebdomadaire, un marin reste à terre.

Alors pourquoi a-t-il pris sa barque ?

Le suicide est évoqué or il a été retrouvé les mains liées dans le dos.

Les pêcheurs ne sont guère loquaces et l'inspecteur Caldas et Estévez vont à la pêche aux informations mais tous restent bien taiseux. Ils arrivent toutefois à savoir qu'il y a longtemps, Castelo et deux autres marins, Valverde et Arias, embarqués avec leur patron à bord d'un bateau avaient fait naufrage et leur patron avait trouvé la mort ; là encore la police s'interroge : pourquoi avait-il, en bon marin, accepté de prendre la mer un jour de forte tempête ?

La mort de Castelo est-elle liée à ce naufrage ?
Le corps du patron, retrouvé bien longtemps après avoir péri en mer, est-il vraiment le sien ? Hormis ses vêtements, rien n'avait permis de l'identifier de manière formelle. 

La police est en droit de s'interroger car des inscriptions liées à ce naufrage avaient été récemment peintes sur le bateau de Castelo....

Et quand l'histoire d'une femme disparue remonte à la surface alors là, tout s'emballe et s'emmêle.

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Un très bon polar. 
L'ambiance du bord de mer en Espagne, du milieu de la pêche est très bien retranscrite. Peu de parlotte.
La lecture est fluide et on a du mal à lâcher le livre tant l'auteur sait nous surprendre. Le suspense est très bien maintenu jusqu'à la fin. J'ai d'ailleurs cru fièrement avoir trouvé la vérité dès lors que l'on apprend qu'une femme avait disparu à l'époque du naufrage et en fait je m'étais embringuée dans une mauvaise direction. J'ai d'ailleurs réitéré mon erreur encore quelques pages plus loin.

L'affaire est logique (enfin, une fois que l'on a la réponse), bien conduite et servie par des policiers dont la personnalité ne supplante pas l'histoire. Ravie de cette découverte.
Pour tout vous dire, j'ai choisi ce livre au pif au mètre. En fait, je cherchais un auteur espagnol à la médiathèque. Je me suis dirigée vers la lettre V en me disant qu'il y en avait certainement un qui s'appelait "villanueva" ou un autre nom qui pourrait ressembler à cela et bingo ! J'ai trouvé Domingo VILLAR. Une très belle découverte et je vous le recommande.

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Aifelle 09/05/2015 13:11

Souvenirs .. souvenirs .. Je note le polar, je ne lis pas souvent espagnol.

Une ribambelle 09/05/2015 16:21

Je trouve que l'on connait plus d'italiens ou de suédois que d'espagnols ! Celui-ci fut une agréable découverte.