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Une ribambelle

Une ribambelle

Lectures et critiques

Dans cinq heures je verrai Jésus - Jacques Fesch

Il y a diversité de grâces, oui ! Les uns sont appelés à se sanctifier dans un monastère, d'autres en élevant leurs enfants, d'autres encore en soignant leurs frères, ou dans tout autre état ; mais chacun, dans sa spécialité, peut s'élever jusqu'aux plus hauts sommets de l'amour. Il y aura toujours, bien sûr, des lumières plus brillantes que d'autres comme il y a des grosses ampoules et des plus petites.

Jacques Fesch nait en avril 1930 et grandit entouré de ses parents et de ses soeurs à Saint-Germain-en-Laye. La famille est aisée. Jacques fréquente le collège libre de Saint-Erembert et y fait la connaissance de Gérard de Villiers, Michel Péricard ; la scolarité de ce jeune homme n'est pas linéaire et comme il ne montre guère d'enthousiasme à travailler, il connait plusieurs établissements scolaires. 

Son père est athée, très distant et l'atmosphère familiale n'est ni harmonieuse ni heureuse.

Jacques fait son service militaire, rencontre Pierrette qu'il épouse et avec laquelle il a une fille. Il travaille un temps dans l'entreprise de son beau-père alors que les parents du jeune homme "refusent" l'union de leur fils avec cette jeune fille.

Il a un rêve : acheter un bateau et partir sillonner les mers mais il a besoin d'argent. Il se met donc en tête de commettre un braquage. Il entre donc avec l'aide de complices dans un bureau de change et braque le changeur. Or son projet tourne mal et un agent de police à proximité poursuit Jacques dans la rue. Dans la précipitation, celui-ci qui est très myope et qui ne voit quasiment rien sans ses lunettes qui sont tombées prend toutefois son arme, se retourne et tire derrière lui sur l'agent qui le poursuit. Malheureusement, ce tir commis à l'aveugle touche mortellement un agent de police, père de famille.
Arrêté dans le métro, Jacques est emprisonné à la maison d'arrêt de la santé.
Jugé, il est condamné à mort en avril 1957 et guillotiné à l'âge de 27 ans, en octobre de la même année.

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Ce livre comporte plusieurs parties. La première est une présentation d'André Manaranche sur la jeunesse et l'entourage familial de cet homme ainsi que sur la conversion religieuse vécue par Jacques Fesch lors de son séjour en prison. La deuxième partie regroupe le journal spirituel de ce condamné qui découvre Jésus, Dieu et la foi. Enfin, la fin regroupe quelques témoignages.

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Mon avis : je suis tombée par hasard sur ce livre en entendant une émission sur radio Notre-Dame consacrée à cet homme. En fait, intriguée d'apprendre qu'il est en instance de béatification depuis de longues années, j'ai voulu en savoir plus sur cet homme condamné à mort et exécuté. De prime abord j'étais étonnée de cette proposition de l'Eglise puis j'ai réalisé que la raison de sa demande de béatification était sa conversion réelle et sincère suite à son homidice alors qu'il était en prison et que son acte criminel relevait du judiciaire uniquement.

La première partie était facile à lire et le début de la deuxième aussi. Ensuite, non. A de nombreuses reprises j'ai eu les larmes aux yeux. Plus j'avançais dans la lecture et plus j'approchais de l'inéluctable occultant sa conversion et restant focalisée sur l'échéance de l'échafaud, plus je freinais et ralentissais ma lecture. J'avais l'impression d'être en apnée, à ses côtés et de devoir l'accompagner jusqu'au bout, ce qui au final m'est arrivé. Tous les a priori que l'on a de ce milieu, de cet homme s'écroulent comme des châteaux de cartes. Le bien que pensaient de lui les gardiens, le directeur, les autres détenus, l'assistante sociale ont rendu l'échéance encore plus pénible à envisager.  Ce ne sont pas les récits de sa conversion qui m'ont touchée mais de faire le chemin vers la mort avec lui. 

J'ai récité mes prières, et je suis inondé de paix et de force ! Dans Son amour infini, Jésus a entendu ma prière et m'a exaucé. Jésus, je vous aime ! Il est onze heures un quart. J'attends...Les heures s'égrènenet lentement et à chaque coup de cloche, je me dis plusqu'à peu près tant à vivre.

D

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Alex-Mot-à-Mots 25/04/2016 10:44

A te lire, on sent combien le chemin vers la mort et cette lecture sont difficiles.

uneribambelle 25/04/2016 20:08

Tout à fait. La première partie, ça allait. Mais en préambule de la deuxième partie, il y a une lettre qu'il a écrite à sa fille qui était toute petite donc déjà ça plombe bien et on pleure alors même que l'on en est qu'au début.