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Une ribambelle

Une ribambelle

Lectures et critiques

Une nihiliste - Sophie Kovalevskaïa

Une nihiliste - Sophie Kovalevskaïa

Vera Barantsov qui appartient à l'artistocratie russe, habite avec ses parents et ses deux soeurs (Lena et Liza) une belle demeure, dans une campagne éloignée de Petersbourg. Cette benjamine grandit alors même qu'Alexandre II fait proclamer la liberté des serfs au grand désespoir de toute la famille en âge de comprendre les conséquences de cette déclaration. La fortune de la famille décroit alors et il devient donc impossible à Vera d'être instruite comme le furent ses aînées. Ses parents accordent donc à Vassiltsev, leur voisin et professeur, le droit d'instruire Vera. Un événement malheureux contraint la jeune fille à partir pour Petersbourg et elle découvre les arrestations, les déportations et le nihilisme. La voilà donc qui décide de s'engager corps et âme auprès d'un condamné.

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J'ai beaucoup aimé ce court roman qui traite du nihilisme russe, du don de soi, de l'affranchissement d'un modèle de société. Les descriptions des paysages et des sentiments sont très belles (comme souvent avec les auteurs russes). L'héroine reste fraîche et sincère jusqu'à la fin et le récit a une belle part d'émotion.

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Les lumières du village sont éteintes. Tous les sons meurent peu à peu. Le chalumeau du pâtre s'est tu depuis longtemps. Les grenouilles se sont calmées, même les moustiques ont cessé leur sarabande. De temps à autre, seul un étrange bruissement résonne dans les buissons ; on entend un clapotis sur l'étang, ou un coup de vent apporte d'un village éloigné le hurlement plaintif d'un chien à l'attache qui se languit de solitude dans cette merveilleuse nuit de passion.

Les chevaux tirèrent sur les brancards ; le tarantass, tanguant et roulant, s'ébranla sur le chemin bourbeux et, au tournant, disparut dans le bois de bouleaux. Le tintement des grelots s'affaiblissait à chaque instant qui passait et finit par cesser tout à fait. On n'entendit plus rien, plus rien du tout sinon les habituels sons mélodieux d'un matin de printemps à la campagne.

Une présentation intéressante de l'auteur :

http://scientificwomen.net/indexFR.php?epoque=0&variable=41&lettre=K

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Nadine 14/09/2016 02:08

Il y a longtemps que je ne me suis pas tournée vers la littérature russe. Tu me donnes envie. Il y a quelque chose de rafraîchissant dans cette littérature.
Bonne semaine Ribambelle

Une ribambelle 14/09/2016 07:25

Moi j'aime beaucoup la littérature russe. J'ai dans ma PAL deux livres de Gogol et Le maître et Marguerite de Boulgakov.

Laure 11/09/2016 11:46

Ca me fait envie dis-moi ! En plus, j'aime beaucoup la couverture :-)

uneribambelle 11/09/2016 17:18

La couverture est très jolie. Point d'envolée lyrique ou d'effusion exacerbé mais un récit que j'ai vraiment bien apprécié.

Alex-Mot-à-Mots 08/09/2016 15:14

De l'émotion ? Voilà qui me plait !

Une ribambelle 08/09/2016 19:48

Les russes sont très forts pour les descriptions des paysages, des sentiments et pour l'abnégation. J'ai lu pendant les vacances un roman d'un américain, roman qui se passe en Russie. A la moitié, je n'en pouvais plus tellement c'était dépourvu de sentiments et je l'ai vite refermé.

Aifelle 08/09/2016 06:12

La couverture est belle, comme toujours chez Libretto. Je note, je n'ai pas lu de roman qui se passe en Russie depuis longtemps.

Une ribambelle 08/09/2016 07:34

Pour la couverture c'est ce que j'ai dit à ma fille ;-)
Ce roman est très court et se lit vite.