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Une ribambelle

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Lectures et critiques

La vie d'un homme inconnu - Andreï MAKINE

La vie d'un homme inconnu - Andreï MAKINE

Entre Léa et Choutov, tout est terminé. La jeune fille vient de le délaisser pour un jeune homme de son âge. Que va-t-il faire ? Rester dans son appartement parisien sous les toits ?
La réflexion est de courte durée. Il profite d’une demande de visa faite et encore valide pour retourner à Saint-Petersbourg retrouver Iana, une de ses anciennes amies. La voilà qui l’accueille dans un grand appartement. Un appartement communautaire ? Il n’en est rien. Iana semble s’être très bien débrouillée professionnellement. Elle gagne de l’argent et a racheté un ancien appartement communautaire pour y installer des meubles de qualité, de la robinetterie de luxe et tous les ouvriers s’affairent. D’ailleurs, même elle semble virevolter et n’a pas beaucoup de temps à consacrer à cet ancien amoureux. Il faut dire qu’elle doit s’occuper des fêtes du tricentenaire de la ville. Dans cet appartement grouillant d’ouvriers, de Iana et de son fils Vlad, est installé dans une chambre, Volski, un vieil homme muet. Que fait-il là ? Qui est-il ? Entre lui et Choutov des confidences vont émerger et un flot de souvenirs et de paroles se déverser.

J’ai été déçue par ce roman que j’ai trouvé très inégal et les trois parties ne s’articulaient pas du tout entre elles (comme s’il s’agissait d’histoires différentes). La toute première, très brève et qui concerne Choutov et Léa n’avaient à mon sens aucun intérêt et de plus il n’y avait rien qui me permette de m’attacher au héros et à Léa.  Ensuite, quand Choutov arrive à Saint-Petersbourg pour retrouver Iana, là encore, rien dans le descriptif de leurs personnalités, de leurs agissements ne les rendaient particulièrement attachants ou sympathiques ; de plus je ne voyais pas grand intérêt à ce passage- là hormis nous faire comprendre que Choutov n’avait plus sa place à Paris mais ne l’avait plus non plus à Saint-Petersbourg dans un pays qui avait profondément changé. Je me suis dit : deuxième partie du livre et toujours pas d’enchantement. Ensuite vient la partie où Volski et Choutov s’entretiennent du passé, de l’amour inconditionnel de Volski pour une femme pendant le siège de Léningrad, des privations, des enfermements, des lueurs d’espoir. Même pendant ce récit je n’ai pas été touchée. Seules les dix dernières pages précisément m’ont beaucoup émue. Il était trop tard.

Les chanteurs ne savaient plus combien de fois ils avaient entonné L’Internationale mais à la vue de ces hommes, les paroles de La lutte finale sonnèrent avec une justesse neuve.

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Moka 04/01/2017 18:36

Je croise souvent les titres de Makine mais quitte à se lancer, ce sera avec un autre roman...

Une ribambelle 04/01/2017 19:39

J''en ai un autre dans ma P.A.L dont je viendrai parler plus tard.