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Lectures et critiques

Une ribambelle

Akowapa - Sébastien Vidal

Akowapa - Sébastien Vidal

Lorsque les employés de la société Transfonds se font braquer, que leur camion est détourné par trois malfrats, on se dit que s'ils réussissent bien leur coup, ils n'auront plus qu'à se partager les quelques 1 200 000 euros pour vivre tranquilles, peinards. Mais toujours se méfier des alliances nouées et de ceux qui se trouvent sur votre chemin.

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Si vous aimez la nature et les romans noirs/policiers, ce roman est vraiment fait pour vous. C'est bien la première fois que je vois un auteur s'attacher autant à la nature (Corrèze), à la description de la saison, du paysage, des gens du terroir, de la rudesse de la vie dans un polar. Ce procédé est bien choisi car les drames et la violence qui surgissent sur cette route et la difficulté de l'enquête sont "alourdis" par l'environnement âpre et rude :  l'importance de la forêt, de l'humidité, des routes glissantes, des feuilles qui collent, de personnages qui mènent une vie chiche, pauvre. Le paysage est une composante importante de l'histoire voire un personnage qui cache bien des secrets.
Concernant le procédé de rédaction, l'auteur a choisi comme premier chapitre de décrire la dernière scène. Puis à partir de ces quelques lignes énigmatiques, nous faisons la connaissance des personnages et remontons le fil de l'histoire. J'ai apprécié l'écriture de l'auteur. 
Une très belle lecture de polar et la découverte d'un auteur dont je n'avais jamais entendu parler.
Je ne peux que vous le recommander vivement. Je suis proche du coup de coeur.
N'hésitez surtout pas.

Elle émit un crissement semblable à celui des pas sur la neige fraîche. Une pluie de miettes tomba sur le parquet exsangue aux interstices calfatés par de la crasse inexpugnable et malgré tout éclairci par des heures passées à cet endroit.

Au niveau de ses genoux, des capillaires rouges s'accrochaient dans les anfractuosités de la structure et montaient leurs tiges aux feuilles finement lobées vers la lumière, ce qui donnait l'idée de flammes végétales, un petit feu de fortune ayant pris vie dans les interstices rocheux.

Ce qui frappait c'était le silence.Car le bruit incarne le visage du monde, il est son épiderme qui distrait et empêche de voir son vrai faciès. C'est pour cela que l'humain craint la nuit depuis toujours. Parce qu'elle apporte le silence. Parce qu'elle assassine le bruit. C'est pour cette raison qu'il lui faut une source de lumière, un feu qui crépite, quelque chose qui repousse le néant et convoque le jour.

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A
Me voilà tentée par ce polar.
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U
Franchement moi qui aime tres peu les descriptions de forêt et de campagne, je reconnais que là j'ai apprécié ;tout comme l'histoire d'ailleurs.
D
Bonjour Une ribambelle, pourquoi pas même si je ne suis pas très convaincue par les extraits que tu as donnés. Bonne fin d'après-midi.
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U
Mince. Le livre ne se résume pas à cela. En revanche il faut apprécier la forte présence de la nature.