15 Août 2014
YERULDELGER
Ian Manook

Lorsqu'il est appelé pour résoudre la mort d'une fillette retrouvée enterrée avec son tricycle, Yeruldelgger, policier à Oulan-Bator est remué, personnellement meurtri lorsque des souvenirs refont surface. Entouré de MIckey (son chef), de Chuluum et Oyun ses collègues, il va devoir mener une autre enquête dans la foulée : des chinois sont retrouvés, mutilés. Des questions se posent : qui est cette enfant ? Pourquoi personne n'a-t-il signalé son absence ? Qui sont ces hommes retrouvés massacrés ? L'enquête menée par notre héros nous fait voyager dans les bas-fonds de la ville, dans les steppes, au milieu d'exclus, de déracinés, dans une ville dont la mutation en a laissé beaucoup sur le carreau.
On découvre Yeruldelgger, héros de l'histoire, homme solitaire, qui ne fait pas dans la dentelle Il ne s'encombre pas des convenances mais sait bien se comporter dans certaines situations où il est question d'honneur de la famille, de respects des traditions...Il mène ces deux enquêtes tout en ayant à gérer une situation familiale quelque peu cahotique.
J'ai bien aimé ce roman qui malgré le nombre de pages ne nous laisse guère de répit. Le récit est dynamique grâce aux événements qui s'enchaînent, sans temps mort, et si l'on devine parfois où l'on va arriver, on reste surpris par des révélations auxquelles on ne s'attendait pas. Tous les personnages sont caractéristiques et typiques.
Je ne sais pas si la couverture y est pour quelque chose, mais toujours est-il que je ne suis pas arrivée à me représenter le visage de Yeruldegger.
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Un grand merci à Enna, qui n'a pas aimé ce roman car cela fait deux ou trois fois que je suis intriguée par un roman ou un essai qu'elle n'a pas aimé or moi, après lecture je suis conquise. C'est elle qui m'avait donné envie de le lire. Bon, je ne vais pas lui souhaiter de choisir des romans qui ne lui feraient pas plaisir juste pour avoir moi, du plaisir à les lire ; d'autant plus que l'on doit bien être d'accord sur certains.