30 Janvier 2015
Tout est parti d' une critique de ce roman sur Babelio. Enthousiasmée par l'engouement du lecteur duquel j'avais lu l'avis, j'ai cédé à la tentation.
Je me suis donc retrouvée embarquée au côté d'une famille américaine, un couple et quatre enfants. L'épouse m'a paru discrète, effacée. Il faut dire que son mari focalise l'attention sur lui mais bien malgré lui. Eddie Senior est atteint d'un mal mystérieux (évanouissements, absence, saignements). Alors l'épouse veille et tous semblent vivre bon gré mal gré avec les désordres du cerveau paternel. Les enfants sont différents les uns des autres mais ont cependant des points communs : l'amour qu'ils portent à leurs parents dut-il passer par le sarcasme ou la moquerie ; leur gentillesse.
Mon avis : ce roman est dense, varié, bien écrit, avec des passages ardus qui ne m’ont pas du tout rebutée. Je n’ai pas du aimé tous les passages en italiques qui doivent composer la moitié du roman. J’ai eu du mal à comprendre qui parlait lors de chacun des passages. Et pourtant j’ai beaucoup aimé ce roman. Je l’ai trouvé confortable, je m’y suis plu comme s’il était un cocon, un refuge douillet ; je n’avais pas envie de le quitter, de les quitter ; je voulais rester avec cette famille dont le père est un peu déjanté tout comme ses enfants, ai-je trouvé. L’union de la famille malgré des membres complètement différents et zinzins y sont pour beaucoup comme si rien ne pouvait faire éclater cette cellule familiale qui se serait prémunie des attaques extérieures par un filet ou une toile invisible. Bien que je n’aie pas aimé voir le récit s’interrompre par ces chapitres en italiques, je les ai tout de même lus dans l’attente de pouvoir découvrir le chapitre suivant qui me ramènerait au milieu de la famille, dans leur réel. Je les ai considérés comme un passage nécessaire entre un chapitre et un autre. J’ai suivi les Hobson et me suis laissée porter par eux sans chercher à tout décortiquer, à tout comprendre, en leur faisant une confiance aveugle.