24 Septembre 2015
Louis Blériot est marié et ne semble guère attaché sentimentalement à son épouse. Il ne manifeste ni enthousiasme, ni geste de tendresse. Traducteur à son compte, il réclame souvent de l’argent à ses parents sans visiblement la moindre once de culpabilité.
Louis se souvient de Nora, qu’il a aimée et qu’il n’a pas revue depuis deux ans. En fait, un jour Nora n’est pas revenue. Elle est partie en Angleterre, sans prévenir Louis et sans que cela ne semble l’atteindre, elle. Au terme de deux ans de silence et de liaison avec Murphy en Angleterre, elle téléphone à Louis, en France, pour qu’ils se revoient comme si cette absence n’avait jamais eu lieu et surtout comme si Louis ne devait pas en faire grand-cas. Pendant ce temps-là, Murphy retrouve un appartement vidé des affaires de Nora et dans l’incompréhension se met à la recherche de sa bien-aimée.
Mon avis :
J’ai arrêté la lecture de ce roman après en avoir lu presque les 2/3.
Elle qui va, qui vient, d’un amour à l’autre comme si c’était normal, sans explication autre qu’elle veut se sentir libre. Elle ne dégage rien. Elle n’est ni drôle, ni très heureuse, ni très malheureuse. Louis semble posé là, à côté de son épouse, sans manifester le moindre enthousiasme ni émotion. Quand il réclame de l’argent à ses parents, là encore, il ne semble ni heureux, ni coupable. Lorsqu’il retrouve Nora, ils reprennent leur affaire comme lorsqu’ils étaient ensemble.
J’ai trouvé tous les personnages dénués de gentillesse, de drôlerie, de tristesse, d’enthousiasme… vides de sentiments, incolores, insipides. J’ai eu l’impression de lire une histoire plate sans aucun relief que ce soit au niveau de l’intrigue que des personnages.
Ce roman a pourtant eu le prix Fémina…….