27 Juin 2016
Il y a deux familles qui sont issues d'une seule ; le couple Goldman a eu deux enfants, mariés chacun de leur côté et avec chacun un enfant. Les frères n'ont pas la même profession, pas les mêmes moyens et l'une des familles semble être la préférée du patriarche. Peu importe pour celle qui ne semble pas être traitée d'égal à égal. Les cousins s'entendent bien et forment un clan, les deux familles se voient l'été et les grands-parents semblent aimer leurs petits-enfants. Mais ce que l'on voit dans la vitrine est-il la réalité ou bien seulement une partie de l'iceberg ?
Le narrateur qui est un des cousins devenu adulte, nous informe qu'un drame s'est joué. Mais quel drame ?
Il va falloir près de 470 pages, des allers-retours incessants entre des récits concernant l'enfance des garçons, leur vie d'adulte, la vie de leurs parents adultes, la vie de leurs parents enfants pour connaître le drame. Mais surtout, avant d'aboutir la vérité une phrase qui revient telle une litanie : "Onze ans avant le Drame, dont le décompte avait commencé" ; "comment aurais-je pu imaginer ce qui allait leur arriver ? " ; "Nous sommes à un mois du Drame, mais nous ne le savons pas encore". Que de fois ce style de phrase ou le mot "Drame" a-t-il été écrit avant que nous sachions enfin la vérité. Je me suis même demandé si il allait enfin daigner nous dire ce qui s'était passé. Trop de pages, trop de récits consacrés aux facéties des cousins et à leur enfance, trop d'allers-retours entre les différentes époques. J'ai failli ne pas aller au bout. Même si je reconnais que la fin est plutôt émouvante, j'ai saturé de la longueur du récit et du mot "Drame" agité trop régulièrement tel un chiffon blanc devant mes yeux. J'ai eu envie de dire à l'auteur : "abrège" !