1 Août 2016
Ah, mon Gustave ! J'ai retrouvé Gustave Flaubert, que j'aime beaucoup. Plus que le retrouver, je l'ai surtout découvert sous un autre angle : le théâtre. J'aime beaucoup Madame Bovary, son histoire, les longues descriptions et là je découvre des dialogues, des gens qui vont, qui viennent, des mimiques, des allers-retours.
Pour le fond, Gustave Flaubert s'attaque à la politique, à l'ambition. Ils nous dépeint la tentative de Mr Rousselin à gagner la députation. Mais le chemin va être semé d'embûches car Mr Rousselin n'est pas le seul à viser ce pouvoir ; en effet Murel, 34 ans, envisage aussi de devenir député tout comme le Comte de Bouvigny pour qui Rousselin est un démocrate, ce qui à ses yeux est la pire des injures. Cependant Rousselin hésite à répondre car outre gagner et devenir député, il manigance aussi pour que sa fille épouse un homme dont l'union l'arrangerait, lui ; en l'occurrence, il voudrait que sa fille se marie avec Onésime, fils du Comte. Peu importe ce que la demoiselle en pense, ce qui compte est l'intérêt que cela lui apporterait. Des tractations et des petits arrangements comme celui-ci, il va y en avoir tout au long de la pièce : des arrangements amoureux, des arrangements pécuniaires. Et que de mains serrées, de flatteries ! Que ne ferait-on pas pour le pouvoir !
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Un petit bémol à cette lecture : la fin semble très abrupte. En fait, vue sous le versant théâtral je pense que cela convient très bien ; en revanche lorsqu'on lit le texte comme on lirait un roman, on a l'impression que le rideau se referme trop vite.