5 Janvier 2017
Agatha Raisin, la cinquantaine, est à la tête d’une boîte de relations publiques à Londres. La voilà qui décide de revendre son affaire et de quitter la ville pour aller humer l’air pur des Costwolds. Etablie à Carsely, un charmant petit village, elle va devoir faire connaissance avec ce qui compose un village : ses voisins, le pasteur, les commerçants, les personnes âgées, les acariâtres, la police et j’en passe. Alors quoi de mieux qu’un concours local de cuisine pour se faire sa place ? Ce serait presque parfait si Agatha avait des talents culinaires. Or il n’en est rien. Plutôt adepte du congelé et du micro-ondes, elle ne sait pas cuisiner. Mais rien ne l’arrête. Sans scrupule aucun, elle file à Londres acheter une quiche dans une boutique et la présente comme sienne lors du concours. Manque de chance : elle ne gagne pas. Mais là où la guigne abonde c’est qu’un membre du jury meurt en mangeant sa quiche. Question intégration, Agatha avait rêvé mieux.
J’ai beaucoup aimé cette lecture qui m’a fait un bien fou. J’avais des a priori en voyant la couverture et le résumé mais comme j’avais envie de quelque chose de léger, je me suis décidée à le lire.
Le personnage principal est une merveille : sans gêne, très brute de décoffrage, même si elle essaye de se faire bien voir dans cette nouvelle « société », le naturel revenant vite au galop, elle ne se gêne pas pour dire ce qu’elle pense ! Les personnages annexes sont aussi un peu caricaturaux mais le tout est sans excès, sans ridicule. Quant à l’enquête policière, même si ça n’est finalement pas le point central du roman, on va de découvertes en découvertes et le tout est mené tambour battant. Une chose est sûre : je lirai les suivants.