19 Août 2017
Une critique volontairement brève.
187 pages. Un coupable désigné à la 185ème. Ce n'est pas tant le fait que le meurtrier soit désigné aussi tard qui donne à ce roman toute sa force mais le style employé : pas de fioriture. Un récit exempt d'effusion, de passion, d'exubérance dans le fond comme la forme. Tout est contenu, serré, linéaire : ce processus littéraire se calque sur le personnage principal, Monsieur Gouin. Un chirurgien qui cocufie épouse, maîtresse, secrétaire à tour de bras sans calcul, sans passion ni remords mais par opportunité, commodité, suffisance tue.
Un roman dont le style dépouillé ne dessert pas le roman mais le rend a contrario excellent.