26 Décembre 2017

Chaud. Il fait très chaud ; ça colle, ça cogne, ça dégouline. Pour autant ça n'empêche pas Maben et Annalee de marcher le long de cette route, traînant un sac qui est leur seul bien matériel. Les galères, Maben les connaît bien. Elle est en plein dedans, elle y était et elle va y replonger bien vite, malgré elle, malgré sa fuite. Les galères lui collent à la peau comme sa sueur.
Russel a bien de la peine à se retrouver dans ce qui fut sa ville ; il ne rentre pas d'un exil mais d'un séjour en prison. Son père est là, heureusement. Il a un toit et une maigre famille.
L'un se fait bastonner ; l'autre agresser. Ces êtres qui se rencontrent vont-ils réussir à contrer cette violence à leur égard ?
J'ai eu aussi chaud que Maben au bord de la route, j'ai eu mal pour Russel, j'ai bien aimé Boyd. Je me suis demandé à quel moment la violence allait cesser de s'abattre sur eux et j'avais envie de prendre la parole, de parler à Boyd, de lui dévoiler ce que je savais pour que cela s'arrête. Puis l'air automnal est arrivé, amenant avec lui la fraîcheur enfin et la fin de l'histoire. Les six dernières lignes m'ont particulièrement émue.