16 Avril 2018
Maddy Shannon, substitut du procureur à Glasgow débarque sur une scène de crimes avec pour victimes, deux jeunes garçons mutilés. Afin de remonter au(x) criminel(s), elle va partir des premiers témoins qui ont découvert les corps : deux collègues qui faisaient un jogging. Par ailleurs, il lui faut aussi identifier les deux garçons. ------------------------------- J'ai un avis plutôt partagé sur ce roman. J'ai beaucoup aimé la lecture facile et fluide, entraînante, avec une substitut du procureur attachante. De plus, on a très envie de savoir qui sont ces deux garçons et si les premiers suspects sont réellement les coupables. Cependant, à la moitié du livre, la lecture devient poussive pour plusieurs raisons : - Il y a beaucoup trop de personnages (21 dans l'entourage proche des victimes et peut-être en ai-je omis certains) sans compter les policiers et ceux qui représentent la justice : on s'y perd. - L'obstination qu'a l'auteur de privilégier deux-trois personnes coupables alors qu'il y avait trop peu de possibilités qu'elles fussent meurtrières ; je ne croyais pas à leur culpabilité tout comme un des personnages, pourtant la possibilité que ce soit eux revient trop souvent au cours du roman. - La venue de Louis n'apporte pas grand-chose et contribue à délayer le récit plutôt qu'à le recentrer. J'aurais aimé avoir ce personnage juste dans un but "sentimental" et non policier (je ne dis pas pourquoi pour ne rien dévoiler). - Les passages en italique au cours du roman et qui concernent une autre histoire n'apportent rien et font diversion si bien que l'on a du mal à retourner au coeur de l'enquête. Enfin, une erreur de traduction. Un des prêtres est appelé tout au long du roman "Monsignor Connolly" en lieu et place de "Monseigneur Connolly" (d'ailleurs, est-il évêque ?). En français, je n'ai jamais entendu le titre "Monsignor". Il y a également dans une phrase le mot "gentlemen" qui est glissé. Il aurait convenu de dire "messieurs". Au quotidien je dirai : "voyez-vous, messieurs, vous avez raison" plutôt que "voyez-vous, gentlemen, vous avez raison". Pour conclure sur ces bémols, je dirais que ce qui a sauvé la deuxième partie du roman est la fin et la scène dans la foule est particulièrement bien réussie : on la visualise très bien au ralenti et je l'ai trouvée émouvante. L'auteur aurait gagné en rythme si on avait eu moins d'éléments pour diluer l'histoire. Je remercie les éditions Metailié et Babelio pour ce livre reçu lors de la dernière Masse Critique. |