8 Août 2018
La ferme de Trondheim n'a rien de bucolique. L'intérieur est vieux, sale, figé dans le temps à l'instar de ceux qui y habitent. La demeure ne dévoile rien hormis de la crasse, des restes de restes de nourriture. Anna règne autoritairement de façon tacite sur son époux et sur Tor, un de leur fils. Les deux autres sont partis vivre ailleurs. Le mutisme et l'absence d'effusion sont la règle de cette famille. Alors qu'Anna est sur le point de mourir, la fratrie se retrouve, se découvre, avec des heurts certes mais aussi des révélations fracassantes.
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J'ai tout de suite plongé dans l'ambiance de cette ferme, de cette ville grâce à une lecture agréable mais j'ai été envahie par un ennui profond pendant toute la première moitié de ce roman.
Puis la lumière est arrivée : Erlend. Le voilà qui surgit avec son enthousiasme, son parler franc ; il est celui qui amène la vie et le renouveau avec Torunn. Deux êtres qui bousculent le quotidien, qui assainissent l'atmosphère, qui tentent de ranimer ce qui peut encore l'être. Et en grattant, en ramenant la lumière dans cette maison, les vérités cachées et tues sont dévoilées de façon discrète, sobre, tout en retenue, mais avec d'une telle puissance que j'ai relu trois fois les dernières pages pour être bien sûre d'en avoir saisi toutes les conséquences.
Vite, le second !