3 Janvier 2020
Possession. Posséder une personne comme on possède n'importe quel objet. En faire ce que l'on veut. Il ou elle nous appartient. Jouer avec toutes les composantes de notre possession. L'enveloppe, l'intérieur. Chaque partie est malmenée. Tama est la possédée qui ne possède rien d'autre que la survie incrustée en elle. L'espérance aussi, lumière qui fait tenir.
Karine Giebel nous entraîne une fois de plus au coeur de la noirceur de l'Homme : un prédateur tel l'animal en haut de la chaîne alimentaire. La perversion en plus. L'auteur nous livre des personnages avec une personnalité ambiguë et trouble, bien sombres même si certains ont une lueur d'humanité au fond d'eux. Si ce roman ne laisse guère de répit à son héroïne, il m'en a laissé à moi. Les 580 premières pages ont manqué d'une dynamique et surtout d'une tension. Je n'ai retrouvé ce suspens, cette impatience, cette rapidité dans l'enchaînement des événements qu'au cours des 200 dernières pages. J'ai toutefois aimé cette lecture même si je n'ai pu m'empêcher de comparer avec "Purgatoire des innocents" qui m'avait happée dès le début.