20 Juillet 2020
"Une fille de passage" relate l'amour qui unit Cécile-étudiante-et Serge Doubrovsky- son professeur et écrivain-. Les limites de la manifestation de cet amour sont-elles envisagées de façon concordante par ces deux êtres ?
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J'ai ouvert ce livre avec une appréhension et une impatience mêlées bien plus fortement que pour n'importe quel autre livre. L'auteur allait évoquer sa relation amoureuse avec l'homme qui fut à l'origine de mon premier bouleversement littéraire : "Le livre brisé". Ce livre (mon préféré à tout jamais)m'a fait cet homme et ce qu'il a écrit.
Le livre de Cécile Balavoine est celui des sens sous toutes ses formes : les sensations, les sentiments, la sensualité, les émotions.
Dans la première moitié du roman, elle a une prose dense avec des phrases longues mais qui n'est pas lourde et que j'ai trouvée "ronde" : j'ai trouvé sensuelles et belles les descriptions de l'appartement de cet homme, du paysage urbain, de l'ex-femme défunte de cet homme, de leur relation. "Je ne pouvais pas l'abandonner. J'aurais voulu le bercer, bercer sa solitude et l'engourdir, l'engloutir, lui offrir le bruit de ma vie entre ses murs" ❤️.
Après toutes ces belles pages vint le temps de la réalité qui prend à mes yeux, une autre tournure. Certes, j'aimais toujours ce que je lisais mais la légèreté que j'avais lue semblait décliner pour aller vers une fin plus dure, inéluctable et que je connaissais. Mes larmes ont jailli à de multiples reprises, comme si après avoir connu la grâce de voir revivre quelqu'un, je le voyais mourir de nouveau 🖤.
Tout au long de son livre, l'auteur fait preuve d'élégance, de finesse, de justesse, d'honnêteté dans tout ce qu'elle narre sans jamais faire émerger une once d'aigreur, de méchanceté, de dénigrement. A contrario, l'amour et le respect sont présents du début à la fin.
Je reste très émue, Cécile, de ce que vous avez écrit.