4 Janvier 2019
Quelle belle lecture fut celle de L'embaumeur ! Victor Renard est à l'aube de son procès. Il va parler, raconter ce qu'était sa vie et ce qu'elle devint.
En sa compagnie nous découvrons les méandres de notre corps. Notre enveloppe corporelle n'a pas de secret pour Mariel Joulia, maître et embaumeur, qui initie Victor au secret du métier ô combien nécessaire. Cet homme bienveillant est une lumière dans la vie de notre jeune héros, bien malmené depuis sa naissance par ses parents.
Isabelle Duquesnoy a l'art et la manière pendant 470 pages de décrire toutes les possibilités qui sont ouvertes à ces deux compères pour rendre un corps présentable avec les moyens et connaissances de l'époque sur l'anatomie, les plantes. Voilà que nous découvrons ce que deviennent les coeurs et quel usage en est fait, les parties qui se monnayent, toutes les astuces (comment fermer la bouche d'un mort par exemple).
Il n'y a jamais rien de répétitif ou rébarbatif dans ce roman. Une description du quotidien de cette fin du 18ème siècle (après la Révolution) ancre les personnages dans le Paris de l'époque et réussit à nous projeter dans l'époque, à nous faire aimer son héros.
Une très belle histoire.