5 Mars 2019
Un lotissement banal. Un pavillon ordinaire. Une famille lambda. Gilles a 6 ans et sa soeur 10. Leur papa travaille et leur maman à la maison, s'occupe des animaux. Quelle famille chanceuse ! Enfin. En êtes-vous bien sûr ? Approchons-nous. Passons à table. Quoi de mieux que de partager un repas pour juger d'une ambiance ? Là ça coince, ça craque, ça se fissure. La machoire se manifeste. Puis le poing, la main. Vif, lourd. Le lisse extérieur revient. L'ordinaire reprend. La traque se poursuit. Car le danger et la peur ne sont pas forcément bruyants. L'oppression perdure, devient contagieuse et se transmet... Dans cette cocotte minute, quand et comment la pression va-t-telle faire exploser le couvercle ?
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Voici une lecture que j'ai bien appréciée grâce à une tension que j'ai ressentie comme légère (sauf dans la forêt) mais constante. J'ai trouvé que les personnages et ce qui se dégageait du récit était de l'ordre du sourd , de la linéarité plutôt que du tonitruant et ceci ne m'a pas déplu car cela était en parfaite adéquation avec l'atmosphère dégagée par la lecture des premières pages. Tout cela me semblait très cohérent. Cette perception s'est poursuivie au sujet des personnages ; je n'ai pas ressenti de colère ou d'animosité particulière envers certains membres de cette famille pas plus que je n'ai eu d'empathie spéciale à l'égard de l'un ou de l'autre. Le point d'orgue du roman fut la tension lors de la sortie en forêt et la fin que j'ai beaucoup aimée car je ne l'avais pas envisagée ainsi.