27 Mars 2019
Dans ce dernier roman Ron Rash nous entraîne dans les Appalaches et décrit avec précisions cette nature qui s'éveille, se meut, évolue. Aucune créature n'échappe à son regard : vipère, truite, libellule, fleurs. La nature domine. On ne voit qu'elle. En filigrane apparaissent la vieillesse de Gérald, la déchéance d'un couple sous meth, Les et sa fatigue, l'attachement de chacun à cette nature pour des raisons différentes.
Si j'ai aimé retrouver l'univers de l'auteur, cette nature aux côtés de personnages cabossés, il m'a vraiment manqué de l'attachement, de l'empathie pour ces héros. Les descriptions ont pris trop de place. J'aurais voulu être davantage émue par eux. Seul Gerald a su m'attraper.
Merci à Babelio et Gallimard pour cette masse critique privilégiée.