10 Novembre 2019
La question.
Métaphore, euphémisme de la torture.
Il n'est point question d'idéologie, d'exaltation religieuse qui seraient caution. Il n' est à mon sens, même pas question d'idéologie politique. Quoi de plus simple, rapide, que d'enlever puis tuer un homme qui vous gêne. Il est davantage question de perversion, de volonté consciente d'avilir, composantes qui ne sont pas animales mais élaborées et conduites par des hommes. Quelle dissociation mentale permet au bourreau d'effectuer ceci ?
Nier l'humanité qui est en l'Homme et dans le même temps lui reconnaître cette même humanité pour en faire un puits de sévices.
📘Quatre mois après son calvaire, ce directeur du quotidien Alger Républicain, fait le récit de son enlèvement, son arrivée dans le camp et les tortures qu'il y subit en 1957.
Un récit sobre, factuel, qui sans les nommer, témoigne de la peur, l'angoisse, des douleurs. La seule description des sévices infligés suffit. L'imagination du ressenti est à mon sens universelle pour chaque être sensé.
Cet homme d' une maîtrise absolue, jusqu'au-boutiste de son engagement, d'une ligne de conduite force l'admiration.
Un court récit de 112 pages qui dit l'essentiel.