17 Décembre 2017
J'ai avalé Nos richesses d'une seule traite. Arrivée en Algérie, je n'en suis pas repartie grâce à Abdallah, Ryad mais surtout Edmond Charlot. J'ai survolé les événements guerriers et me suis concentrée sur la librairie. Les vraies richesses, affaire créée, imaginée, tenue par Edmond, portée à bout de bras avec Madame Couston, Amrouche, Paulhan et d'autres ; des écrivains qui furent d'heureux et premiers soutiens du début mais dont la fidélité ne sera malheureusement pas pérenne.
Le devenir de cet antre consacré à la lecture et la culture est terni par une nouvelle époque mais finalement, plutôt que de voir le côté sombre dû à la disparition de ce joyau, tournons-nous plutôt vers tout ce que cette librairie a pu apporter des années durant à des auteurs, des lecteurs, des curieux, des étudiants et des enfants. Nul doute que tous ces caractères typographiques, ces discussions et ces rencontres auront contribué à la formation des Hommes.