16 Février 2019
Bazil Yorke est un sculpteur misanthrope qui vit seul et exerce son art dans sa demeure. Le voilà désigné tuteur de la jeune Cecil dont la mère était une amie. A douze ans, Cecil fait donc la connaissance de cet homme peu chaleureux.
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Louisa May Alcott, née au début du 19ème siècle réussit brillamment à nous conter une histoire dont le personnage principal accueille bon gré malgré une jeune fille chez lui. Quelque peu encombré par elle à son arrivée, il l'initie à son art sans compromis, s'emporte aisément et petit à petit l'éloigne de toute connaissance. A quelles fins ? L'auteur réussit à instiller le doute dans notre esprit sur les intentions que pourrait avoir Bazil. Il maîtrise les mots pour obtenir ce qu'il veut. Dans quel but agit-il ? Tout au long du roman je spécule, échafaude une fin, envisage diverses possibilités. Les différentes atmosphères décrites ont contribué à maintenir cette chape de mystère. Quant aux personnages, ils ont chacun des secrets et leurs caractères, affirmé pour l'un et en retrait pour l'autre, évoluent. Les dernières pages lèveront tout mystère et je me serais bien fourvoyée à de multiples reprises. Le talent de Louisa May Alcott a permis que je ne puisse me douter de quoi que ce soit.
Ce fut donc une excellente découverte grâce au challenge #varionsleseditions qui a mis les Editions Finitude à l'honneur en février. La critique du Figaro Littéraire m'avait confortée dans mon choix en raison de certains points communs avec William Wilkie Collins évoqués.
Ne me donne pas ta réponse maintenant, réfléchis bien, mais sache que ma proposition s'accorde à mon désir, que ton consentement me rendra heureux et que je ne vois pas d'autre voie s'ouvrir à nous à moins que tu ne décides de me quitter. Prends ta décision en toute conscience, mon enfant, et, lorsque nous nous retrouverons demain matin, tu me diras quel tuteur tu as choisi.