17 Février 2019
"Simple"
Je l'avais repéré, reposé.
Il y eut cette soirée du 1er février, ces rencontres, cette décision. Sans même savoir ce qu'allait me dire ce livre, je l'ai pris. Ne l'ai pas retourné : je fais fi des 4ème de couverture.
Premiers mots : le décor est planté ; le titre trouve sa justification.
Antoine : simple. Le voilà qui m'entraîne en Corse dans son village, dans son débit de paroles. Dans les arbres. Dans ses délires joyeux. Dans la violence qu'il subit. Cascade de gestes durs, flots de mots qui blessent. Je ressens personnellement la douleur. Et lui ? Trop simple ?
La candeur côtoie la naïveté et la folie. Les uns souffrent et espèrent tandis que d'autres manipulent, échafaudent des plans. Simple de s'attaquer aux faiblesses. Trouver un coupable idéal pour un meurtre ? Simple.
Puis Antoine déverse sa peur, sa colère par quelques phrases, quelques suites de mots mais aussi par 91 mots isolés.
Une page et demi pendant laquelle je déverse mes larmes, pleure au rythme de la peur, de la souffrance scandée par Antoine. Pause : le 18ème chapitre me laisse le temps d'essuyer mes larmes. Le 19ème chapitre les fera rejaillir. Elles célèbreront la fin de ma rencontre avec Antoine. Encore des larmes. Plus guère de mots.
Coup de coeur
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