22 Avril 2019
L'envol est le premier roman que je lis d'Alia Cardyn.
Les mises en oeuvre de l'auteur m'ont perdue pendant de nombreuses pages m'empêchant de me laisser porter par l'histoire. Le premier procédé à m'avoir gênée est l'incursion régulière de lettres rédigées par la mère de l'héroïne et qui nous ramène 10 ans en arrière. Cette rupture temporelle dans le récit a brisé de façon systématique mon élan à m'immerger dans le récit. Parallèlement à cela, l'impossibilité de savoir où se situait cette ville, dans quel pays, m'a empêchée de m'y établir. Dans un même registre, l'alternance du journal intime de Théa, des lettres de sa mère et du récit du présent m'ont fait faire une gymnastique qui me faisait réfléchir à chaque fois pour que je restitue le contexte, l'époque et les personnages. Enfin, les nombreux protagonistes de l'histoire n'ont pas facilité ma lecture puisque les relations et liens que je cherchais à établir étaient freinés par les deux procédés sus-cités.
J'ai commencé à apprécier l'histoire à la moitié du roman.
De cette histoire, j'ai aimé le sujet du désamour parental, conjugal qui frappe certains personnages avec des conséquences différentes : subir, se laisser porter ou réagir. J'ai beaucoup aimé l'insouciance de la jeunesse, la vie qui semble belle à Black malgré les blessures de certains. Une certaine légèreté se dégageait de ces vies. J'ai surtout aimé Jane, Lancelot et Théa.
Voici donc une lecture en demi-teinte de cet auteur qu'il me tardait de découvrir.