7 Septembre 2019
L'histoire d'un petit garçon qui grandit (mal), qui pleure (beaucoup) et dont la mère ne semble guère pétrie d'amour maternel. Il y a bien grand-mère Cochise qui n'y voit guère mais elle semble avoir fait de la canne, son outil d'éducation. Que faire de ce petit fiévreux, geignard dont la démarche devient chaloupée sans que personne ne sache pourquoi. Pourquoi vers l'âge de 7 ans sa jambe ne lui obéit-elle plus ? Que faire alors même que LE docteur français de ce territoire n'a aucune explication ? Aden, l'aîné de la famille Robleh poursuit son chemin, cahin-caha.
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Dans ce roman raconté à la première personne par le narrateur -personnage principal-, l'on découvre petit à petit la rudesse de sa jeunesse. La famille, l'école, les souffrances sont les sujets de ce récit. Alors même que leur évocation aurait pu être synonyme d'émotions ressenties grâce à cet homme qui dévoile son passé, il n'en fut rien. Je n'avais pas le temps de m'installer, de m'imprégner de la dureté de cette vie que l'histoire était entrecoupée de phrases dans lesquelles le narrateur s'adressait à sa fille ("tu vois, Béa" ; "tu sais, Béa"....) ; ces ruptures me gênaient, me ramenaient à une réalité, une contemporanéité qui m'extrayaient du cocon narratif que je ne voulais pas quitter et empêchaient donc tout attachement à l'histoire. J'étais déçue.
Puis.....il y a eu Jésus. Il y a eu ce miracle des pages 182 et 183. Tout a basculé alors que je commençais à désespérer. L'évocation de ce passage de la vie de Jésus m'a saisie, émue, alors même que je le connaissais déjà. Ces deux pages ont enfin fait jaillir une émotion qui ne s'est pas tarie jusqu'à la page 250, jusqu'à la fin. Pourquoi ? Je n'en sais trop rien et peu importe. Toujours est-il que l'émotion qui m'a gagnée au cours de ces deux pages a perduré jusqu'à la toute fin du récit, occultant, écrasant ma déception du début. Merci.